Les 5 polluants atmosphériques les plus néfastes

La pollution de l’air est un problème croissant dans le monde entier, à l’échelle de l’individu ou d’une industrie entière, d’énormes quantités de polluants nocifs sont rejetées chaque jour dans l’atmosphère. Ces polluants atmosphériques sont non seulement dangereux pour la santé et le bien-être des plantes, des animaux et des êtres humains, mais ils contribuent également de manière importante aux récents changements climatiques observés dans le monde entier.

La réduction du volume de polluants produits est une étape cruciale dans la gestion des effets négatifs sur le climat. Comment y parvenir ? L’une des premières étapes et pas des moindres consiste à identifier certains des polluants les plus fréquents et les plus répandus, à comprendre leur origine et à reconnaître leurs effets. Ces connaissances aideront à identifier les principaux moyens de réduire la pollution atmosphérique et de contribuer à une amélioration globale de la qualité de l’air.

En gardant cela à l’esprit, voici quelques-uns des polluants atmosphériques les plus importants à connaître.

1. Le monoxyde de carbone

Le monoxyde de carbone est un polluant très toxique et dangereux, tristement célèbre pour son absence de couleur et d’odeur identifiables. À une certaine époque, ce gaz était largement répandu dans les maisons par le biais du chauffage domestique avant qu’il ne soit jugé dangereux. Il a depuis été remplacé par des solutions plus saines comme le gaz naturel et l’électricité. Cependant, ce gaz est loin d’avoir disparu de l’activité humaine.

  • Sources : Le plus souvent, le monoxyde de carbone est produit par des moteurs à combustion fonctionnant sans catalyseur moderne pour assurer la conversion. D’autres sources connues de monoxyde de carbone sont les anciens appareils à gaz et à combustible, les incinérateurs et même les cigarettes.
  • Effets : Le monoxyde de carbone peut avoir un effet considérable sur l’environnement car il est extrêmement toxique, et pollue l’air tant au niveau du sol que de l’ozone.

2. Le plomb

polluants atmosphériques (1)

Le plomb est connu depuis longtemps pour être une substance dangereuse. Autrefois présent dans presque tous les gaz et carburants utilisés dans le domaine de l’aéronautique ainsi que celui de l’automobile, des efforts considérables ont été déployés depuis pour réduire la quantité de plomb présente dans ces substances. Depuis la commercialisation de l’essence sans plomb, la pollution atmosphérique s’en trouve diminuée. De ce coté-là du moins.

  • Sources : Bien que des efforts aient été faits pour éliminer le plomb du carburant, il continue d’être présent dans certains carburants pour avions et pour voitures. De même, les émissions de plomb provenant des usines de traitement des métaux, le rejet de plomb provenant de la production de batteries au plomb et des processus liés au gestion de déchets tels que l’incinération signifient qu’il y a encore suffisamment de plomb dans l’air pour qu’il soit reconnu comme une pollution dangereuse.
  • Effets : Le plomb peut non seulement empoisonner les êtres humains, mais il a également un effet considérable sur les écosystèmes naturels. En contaminant l’air, le sol et l’eau, le plomb peut causer des dommages à la faune et à la flore.

3. L’ozone

L’ozone n’est pas mauvais en soi. Après tout, la couche d’ozone est l’une des principales protections dont dispose la planète et ses habitants contre les rayonnements solaires ultraviolets. Cependant, l’ozone au niveau du sol est devenu un problème majeur ces dernières années.

  • Sources : L’ozone au niveau du sol (ozone troposphérique) est un mauvais ozone formé par des réactions chimiques entre de différents polluants présents dans l’air qui, lorsqu’ils sont exposés à la lumière du soleil, peuvent former de nouveaux composés et donc l’ozone troposphérique. La majorité des émissions qui composent l’ozone proviennent des sources qu’on cite habituellement telles que les gaz d’échappement des voitures, les usines de transformation et les centrales électriques, et même certains solvants chimiques.
  • Effets : L’ozone est une substance dangereuse pour la plupart des organismes vivants et, à ce titre, une augmentation de l’ozone au niveau du sol a un effet certain sur la santé humaine ainsi que des conséquences multiples sur les écosystèmes terrestres et marins.

4. Le dioxyde d’azote

Le dioxyde d’azote est l’un des gaz qui peuvent réagir avec d’autres pour former l’ozone troposphérique, mais c’est loin d’être son seul aspect négatif. Il est aussi l’un des gaz auxquels on pense le plus souvent lorsqu’on parle de la pollution de l’air : épais, brun et suffocant, c’est l’un des polluants atmosphériques les plus nocifs.

  • Sources : Le dioxyde d’azote, comme beaucoup d’autres polluants atmosphériques, est le plus souvent rejeté dans l’atmosphère par la combustion de combustibles fossiles dans les moteurs de voitures, les moteurs d’avions, les usines et les centrales électriques.
  • Effets : En plus d’être un gaz suffocant et polluant, le dioxyde d’azote a également tendance à interagir avec d’autres agents pour former de l’acide nitrique et des esters de nitrates, contribuant à la formation de pluies acides.
    Il va sans dire que l’oxyde d’azote a un effet plus que considérable sur l’homme, augmentant le risque de problèmes respiratoires, de cancers et d’autres problèmes pulmonaires. Les pluies acides produites par le dioxyde d’azote sont extrêmement nocives pour les plantes et les animaux et ce aux quatre coins de la planète. Elles peuvent entraîner d’autres problèmes dans les étendues d’eau.

5. Le dioxyde de soufre

polluants atmosphériques

Le dioxyde de soufre est la substance qu’on associe le plus à l’ère de la vapeur et aux locomotives, car le principal responsable de sa production est la combustion du charbon. Cependant, cette époque n’est pas aussi lointaine que vous le pensiez.

  • Sources : Aujourd’hui encore, les locomotives, les navires, les avions et d’autres équipements produisent d’énormes quantités de dioxyde de soufre. Les procédés industriels, en particulier l’extraction et la purification de minerais, sont également émetteurs de ce gaz.
  • Effets : Le dioxyde de soufre, comme le dioxyde d’azote, est un composé qui se mélange souvent avec d’autres polluants dans l’air pour former des acides nocifs, mais il est également dangereux lorsqu’il est isolé. Les effets récurrents de l’empoisonnement au dioxyde de soufre sont les problèmes respiratoires et cardiaques ainsi que des troubles oculaires et circulatoires. Il est important de noter que l’acide sulfurique, créé à partir du mélange du soufre avec l’eau, est un acide puissant qui est non seulement nuisible pour les bâtiments et les constructions mais aussi pour les arbres, le sol et l’eau.

Les particules en suspension

C’est un peu une compilation de tout ce qui a été cité jusqu’à présent. Les particules sont beaucoup plus visibles et palpables que les polluants atmosphériques énumérés ci-dessus, mais elles ne sont pas moins dangereuses ou nocives. Les particules sont généralement constituées de suie, de saleté et de rejets produits par la combustion ou le mélange de produits chimiques.

  • Sources : Les particules sont produites par presque tous les processus impliquant l’utilisation de produits chimiques et des carburants, ainsi que par des processus durant lesquels on a recours à des substances moins nocives. L’agriculture et la construction de routes sont des activités concernées.
  • Effets : Les particules sont aussi gênantes que dangereuses. Elles diminuent la visibilité sur les routes et provoquent des problèmes respiratoires. Qu’elles soient fines ou ultra-fines, les particules sont associées à toute une série d’affections cardiaques, pulmonaires et oculaires chez l’homme et accroissent également le risque de développer des cancers à long terme.
    Bien que beaucoup d’efforts ait été déployés pour réduire le taux des particules en suspension dans l’air, elles représentent toujours un risque non-négligeable pour la santé et l’environnement. D’ailleurs, les animaux sauvages sont les premiers à en souffrir, les mammifères étant affectés de façon disproportionnée en raison de leur taille et de leur système respiratoire relativement sensible.