Effets de la pollution de l’air sur le cerveau

La pollution atmosphérique est un risque auquel nous sommes tous et toutes exposés de la même manière, quel que soit notre état de santé, notre statut social ou notre situation économique. Après tout, nous n’avons guère de choix que d’inspirer et d’expirer l’air qui nous entoure. Comme tout le monde.

Le fait est que les machines qui constituent l’épine dorsale de notre industrie et de notre économie et la législation que les gouvernements appliquent ont un impact important sur l’air que nous respirons. La pollution de l’air est une des conséquences de la révolution industrielle et du développement économique. Et le prix de ce progrès est d’ailleurs élevé. La mauvaise qualité de l’air ne se limite pas à rendre l’air plus difficile à respirer. De plus en plus de personnes sont touchées par les effets de la pollution de l’air sur le cerveau tels que les troubles dépressifs chez les enfants et les adolescents, une baisse de capacités intellectuelles voir des problèmes du développement cognitif et ce même chez certains les adultes. Des phénomènes qui méritent d’être soulignés et ça tombe bien puisque ce petit dossier leur est consacré.

Les effets de la pollution atmosphérique sur le développement cognitif

effets de la pollution de l'air sur le cerveau Des études récentes suggèrent que le smog (une pollution qui se crée dans l’air extérieur sous forme de brume épaisse) est mauvais pour le cerveau. L’une de ces études qui date d’août 2018 suggère que l’exposition à long terme aux polluants atmosphériques a entraîné une diminution des capacités cognitives chez les adultes lorsque ceux-ci atteignaient un certain âge, en particulier chez les hommes ayant des capacités intellectuelles réduites par rapport à d’autres et donc avec un niveau scolaire moins élevé et un cursus moins important. Ces adultes ont obtenu de faibles résultats aux tests de mathématiques et d’expression orale.
Cela dit, les scientifiques, le secteur de la santé ainsi que les chercheurs dans le monde académique continuent à travailler pour définir l’impact précis des polluants atmosphériques sur le cerveau.

Les scientifiques estiment que la pollution atmosphérique pourrait avoir un impact sur la substance blanche, dans la partie intérieure du cerveau. La matière blanche est le tissu dans lequel les messages passent à travers la matière grise du système nerveux central, associée à la capacité de langage.

Dépression chez les enfants et les adolescents

La même étude cité plus haut a également indiqué que les enfants exposés à des concentrations plus élevées de pollution atmosphérique à l’âge de 12 ans courent un risque trois à quatre fois plus élevé de subir un des autres effets de la pollution de l’air sur le cerveau qui est de développer une dépression à l’âge de 18 ans. Les enfants vivant dans des zones très polluées courent un risque nettement plus élevé. Les auteurs de l’étude, Victor Lavy et Avraham Ebenstein pensent que la pollution de l’air sévit durant les premiers stades de développement à travers les petites particules qui pénètrent le corps jusqu’au vaisseaux sanguins et empêchent la bonne circulation du sang y compris dans le cerveau de l’enfant.

Des recherches plus approfondies sont nécessaires, mais la pollution atmosphérique semble avoir un impact plus important que les dommages physiques que nous connaissons.

De moins bons résultats aux tests scolaires

effets de la pollution de l'air sur le cerveau La qualité de l’air intérieur affecte les résultats des enfants aux tests scolaires. Les élèves qui sont victimes d’une mauvaise qualité de l’air sont plus susceptibles d’avoir besoin d’une aide scolaire, d’une manière ou d’une autre.
Des études ont montré que la réduction des niveaux de pollution dans les écoles situées dans des zones défavorisées a permis d’améliorer les résultats obtenus aux tests de manière légère mais significative. Une amélioration des résultats a été attribuée à l’amélioration de la qualité de l’air intérieur dans les écoles.

Les appareils de purification de l’air ont prouvé qu’ils réduisaient les conséquences néfastes, mais il faut bien comprendre qu’il ne s’agit pas d’un traitement définitif. Consultez votre médecin pour plus d’informations.

Effets de la pollution de l’air sur le cerveau : Une intelligence réduite

L’un des effets les plus alarmants de la pollution de l’air sur les fonctions cognitives est la baisse significative de certaines capacités intellectuelles au point de perdre une année de scolarisation. C’est un impact énorme qui a été jusqu’à présent peu étudié. Selon la même étude, l’effet est amplifié dans le cas des adultes plus âgés, dont l’impact équivaut à la perte de plusieurs années cette fois-ci. Pis encore, personne ne serait épargné par cet effets, puisque la pollution de l’air est quasiment la même à Paris qu’à Islamabad ou à Kinshasa d’ailleurs.